Mon grain de sel sur le résultat

Je ne suis pas un expert en analyse politique alors peut-être que je me trompe et si c’est le cas, faites m’en part. Mais j’observe ceci :

Voilà les gains par arrondissements. En rouge sont les anciennes villes avant les fusions. Un calcul rapide permet ce comprendre que si Union Montréal a gagné, c’est simplement parce que ces arrondissements ont voté contre Madame «fusions» Harel et non pour Tremblay. Si Vision Montréal n’a pas remporté l’élection c’est la faute de leur chef. Je ne comprends pas pourquoi certains blâment Projet Montréal pour la victoire de Tremblay.

Union Montréal

Anjou

Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce

Lachine

LaSalle

L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève

Montréal-Nord

Outremont

Pierrefonds-Roxboro

Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles

Saint-Laurent

Saint-Léonard

Verdun

Vision Montréal

Sud-Ouest

Mercier–Hochelaga-Maisonneuve

Rosemont–La Petite-Patrie

Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

Projet Montréal

Ahuntsic-Cartierville

Plateau-Mont-Royal

Ste-Catherine, rue piétonne

Projet Montréal a annoncé qu’ils comptaient rendre la rue Ste-Catherine et autre rue comme Mont-Royal piétonne. Quand j’ai entendu ça je me disais que ça n’avait pas de bon sans, jusqu’à ce que je me rende à New York  et que je m’aperçoive qu’ils avaient eu le culot de fermer à la circulation automobile  une bonne partie de la rue Broadway. Bien sûr, les chauffeurs de taxis ne sont pas contents, mais que voulez-vous on ne peut pas rendre tout le monde heureux. Les new-yorkais eux le sont et se sont maintenant approprié la rue. Ils peuvent marcher et s’asseoir sur des tables parasols et chaises mis à leur disposition par la ville et relaxer. Ce qui est de magique c’est qu’a certains endroits, il y a un quasi-silence et on oublie presque qu’on est au cœur de la ville qui ne dort jamais.

Oui à la rue Ste-Catherine piétonne, car si ça peut se faire à New York, ça peut ce faire n’importe où (Comme chantait Frank)

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Il y a un autre projet génial à New York qui est de rendre publique un ancien chemin de fer surélevé qui traverse Manhattan. Transformé en parc surélevé, on peut prendre une marche au cœur de la ville parmi les arbres et les plantes sans jamais croiser un feu de circulation. Bravo aux new-yorkais, ils m’impressionnent. Je ne m’attendais jamais à ça d’eux. Est-ce que Montréal peut en faire autant ou même mieux?

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Non, mais êtes-vous surpris?

La première fois que j’ai entendu le mot «mafia» quand j’étais enfant, c’était dans une conversation d’adultes qui parlaient de l’asphalte et de la construction. J’ai compris plus tard ce que voulait dire ce mot, alors pour moi ça a toujours été associé à la construction. Aujourd’hui, tout le monde tombe en bas de sa chaise en apprenant toutes ces révélations. À voir tous ces viaducs de béton construits dans les années 60 qui nous tombent sur la tête, on peut facilement déduire que la corruption ne date pas d’hier. En plus de payer 35% plus cher au Québec pour nos infrastructures, on en paye de notre sécurité et de nos vies.

Mais le problème n’est pas seulement municipal. C’est aussi provincial. Charest ne veut surtout pas s’impliquer avec une commission d’enquête, parce qu’il sait très bien que tout ça va le rattraper et même le ministre de la justice au fédéral ne touchera pas au problème. Il dit qu’il a confiance aux Québécois pour se sortir du trouble… Aurait-il aussi des squelettes dans son placard?

Merde! Mais vit-on dans une république de bananes…

On peut se consoler ici voyant qu’il y a pire que le Canada : http://www.transparency.org/policy_research/surveys_indices/cpi/2008

Ça fait mal aux yeux

À Montréal il y a des quartiers, des rues et des parcs qui sont très jolis. Pensons au carré St-Louis et la rue Laval. Il y a la rue St-Denis qui a de très belles corniches. La majorité des rues ont un charme à cause de l’architecture typique des maisons Montréalaises, et ses escaliers extérieurs. Il y a la rue St-Laurent qui n’est pas nécessairement belle, mais qui à cause de la multitude de cultures qu’elle traverse, a un charme certain. Mais il y a à Montréal des rues qui n’ont aucun charme et qui sont carrément laides. Je me demande ce qui s’est passé au fil des années pour qu’une rue devienne désagréable à regarder. Est-ce les gens qui y habitent, les commerces qui n’ont aucune volonté? Ce n’est pas que c’est très sale, c’est l’architecture, l’aménagement, le design, l’affichage. Je pense à plusieurs rues, mais la pire selon moi c’est la rue Papineau. Cette rue traverse Montréal du nord au sud et peu importe le quartier qu’elle traverse, rien ne s’améliore, même sur le Plateau. La ville n’a-t-elle pas une «Police du design» pour empêcher quelqu’un de rénover son édifice avec des feuilles d’aluminium grises? Quand l’UNESCO à proclamé Montréal «Ville de design», ils ne sont certes pas arrivé en ville par la rue Papineau.

Voici la rue Papineau dans le secteur de la Petite-Patrie, mais croyez moi ce n’est pas mieux ailleurs.

Je pose la question : Pourquoi?

Papineau

Montréal, bienvenu aux touristes pt.01

J’ai commencé à me poser des questions au sujet de Montréal et de ses services quand j’ai commencé à recevoir des amis Européens chez moi. Quand on est avec des touristes, on finit par voir la ville à travers leurs yeux,  on finit par voir clairement beaucoup de défauts et on voit à quel point Montréal n’est pas «tourist friendly», de cette façon, n’est pas une ville d’envergure internationale.

Arriver à l’aéroport Trudeau : Imaginez que vous aviez fait 7h de vol assis les genoux dans le front en classe économique. Vous êtes mort de fatigue et marchez dans le couloir de l’aéroport en direction de la douane. Vous êtes loin de vous douter que vous allez apercevoir du haut d’une passerelle, une salle gigantesque et froide toute droit sorti du régime Stalinien avec au fond une rangée de comptoirs d’officiers de douanes et une file d’attente d’une heure trente. Bon ça, ça va, sécurité nationale oblige, mais vous êtes tout de même crevé et vous voulez sauter dans un lit… Vous sortez du terminal et cherchez les indications pour le train ou le terminus d’autobus, mais non, ici il n’y a qu’un petit arrêt au bout d’un trottoir, pour prendre l’autobus 204 qui passe aux demi-heures. C’est cet autobus qui vous emmènera au vrai terminus, après un court voyage de trois minutes. Parce qu’a Dorval l’endroit important pour mettre un terminus d’autobus, ce n’est pas à l’aéroport, mais la gare Dorval. Alors vous descendez ici avec vos deux grosses valises et attendez à nouveau l’autobus. La 211 que vous trouvez par vous-même ou en demandant l’aide d’un gentil passant. Évidemment, vous venez tout juste de le manquer et il pleut. Devinez quoi, il n’y a pas d’abris bus pour cet arrêt. Après 15 minutes, le bus arrive, complètement bondé de gens du west-Island, il n’y a pas de place pour s’asseoir, de plus on soupire parce que vous prenez de la place avec vos bagages. Maintenant le bus part en direction du métro Lionel-Groulx (pas le centre-ville), empruntant l’autoroute et roulant a 100km/h. C’est très sécuritaire. Je vous épargne la beauté du paysage, usines et court de triage.

Voilà comment se passe l’arrivé d’un touriste à Montréal. Vous me direz, mais qu’ils prennent un taxi, c’est plus simple. Mais non, ça coûte 35$ et la voiture ne devrait en aucun cas être la solution numéro 1. La liaison directe par train au centre-ville, je n’y crois pas, je ne la verrai pas de mon vivant et si ça arrive, j’ai bien peur de voir le prix du billet. Non! Nous avons besoin d’un service d’autobus de la STM direct vers le centre-ville. L’autobus doit être conçu pour ça avec un espace pour les bagages et avoir des sièges sécuritaires pour l’autoroute.

Dans un prochain article, je parlerai de la STM et de la carte Opus et combien elle est «tourist friendly».

Allez voter!

Quoi de plus à propos comme première entrée que de parler des élections municipales. Les gens votent pour les élections fédérales et provinciales. C’est important, on choisit le chef de son pays et de sa province, mais on dirait que les élections municipales sont moins intéressantes. C’est juste la ville, mais justement. Choisir son maire a un impact direct et à très court terme sur notre vie de tous les jours. L’élection municipale est probablement la plus importante de toute. C’est le maire qui a le pouvoir de rendre la ville propre au niveau de l’environnement, de promouvoir la ville à l’international et qui peut améliorer notre manière de se déplacer, pas le Premier ministre.

Le premier Novembre il faut voter! C’est important.

À Montréal, on à trois vrais choix. On peut rester avec le Maire Tremblay et qu’il ne se passe rien pour les prochaines années. On peut voter pour Louise Harel qui a selon moi la seule ambition de tasser Tremblay, et il y a Richard Bergeron de Projet Montréal qui a des idées, beaucoup d’idées. Sont-elles réalistes? Je ne le sais pas, mais il me fait rêver et j’ai envie de rêver. Depuis Jean Drapeau, personne n’a eu autant de vision pour Montréal que Richard Bergeron (Dommage que le nom «Vision» soit déjà pris par un autre parti).