J’ai commencé à me poser des questions au sujet de Montréal et de ses services quand j’ai commencé à recevoir des amis Européens chez moi. Quand on est avec des touristes, on finit par voir la ville à travers leurs yeux, on finit par voir clairement beaucoup de défauts et on voit à quel point Montréal n’est pas «tourist friendly», de cette façon, n’est pas une ville d’envergure internationale.
Arriver à l’aéroport Trudeau : Imaginez que vous aviez fait 7h de vol assis les genoux dans le front en classe économique. Vous êtes mort de fatigue et marchez dans le couloir de l’aéroport en direction de la douane. Vous êtes loin de vous douter que vous allez apercevoir du haut d’une passerelle, une salle gigantesque et froide toute droit sorti du régime Stalinien avec au fond une rangée de comptoirs d’officiers de douanes et une file d’attente d’une heure trente. Bon ça, ça va, sécurité nationale oblige, mais vous êtes tout de même crevé et vous voulez sauter dans un lit… Vous sortez du terminal et cherchez les indications pour le train ou le terminus d’autobus, mais non, ici il n’y a qu’un petit arrêt au bout d’un trottoir, pour prendre l’autobus 204 qui passe aux demi-heures. C’est cet autobus qui vous emmènera au vrai terminus, après un court voyage de trois minutes. Parce qu’a Dorval l’endroit important pour mettre un terminus d’autobus, ce n’est pas à l’aéroport, mais la gare Dorval. Alors vous descendez ici avec vos deux grosses valises et attendez à nouveau l’autobus. La 211 que vous trouvez par vous-même ou en demandant l’aide d’un gentil passant. Évidemment, vous venez tout juste de le manquer et il pleut. Devinez quoi, il n’y a pas d’abris bus pour cet arrêt. Après 15 minutes, le bus arrive, complètement bondé de gens du west-Island, il n’y a pas de place pour s’asseoir, de plus on soupire parce que vous prenez de la place avec vos bagages. Maintenant le bus part en direction du métro Lionel-Groulx (pas le centre-ville), empruntant l’autoroute et roulant a 100km/h. C’est très sécuritaire. Je vous épargne la beauté du paysage, usines et court de triage.
Voilà comment se passe l’arrivé d’un touriste à Montréal. Vous me direz, mais qu’ils prennent un taxi, c’est plus simple. Mais non, ça coûte 35$ et la voiture ne devrait en aucun cas être la solution numéro 1. La liaison directe par train au centre-ville, je n’y crois pas, je ne la verrai pas de mon vivant et si ça arrive, j’ai bien peur de voir le prix du billet. Non! Nous avons besoin d’un service d’autobus de la STM direct vers le centre-ville. L’autobus doit être conçu pour ça avec un espace pour les bagages et avoir des sièges sécuritaires pour l’autoroute.
Dans un prochain article, je parlerai de la STM et de la carte Opus et combien elle est «tourist friendly».
I agree. Just a matter of civilized thought and behavior. But once here, tourists, after you get a good sleep, participate in the life of the city. Warm welcomes await you.
A mi-chemin entre l’horreur des bus de la STM et l’égoïsme du taxi, et en attendant la liaison ferroviaire, il y a quand même la navette autocar («Aérobus») qui relie directement l’aérogare au centre-ville. Pas vrai ?
Oui, mais cet Aérobus n’est pas le prix du transport en commun.
Surtout que de d’organiser un trajet STM direct serrait tellement facile. J’ai posé la question à la STM et ils m’ont répondu que s’il n y avait pas de ligne c’est qu’il n y a pas de demande. Bien sûr, c’est tellement chiant que les gens trouvent d’autre moyens.