La première fois que j’ai entendu le mot «mafia» quand j’étais enfant, c’était dans une conversation d’adultes qui parlaient de l’asphalte et de la construction. J’ai compris plus tard ce que voulait dire ce mot, alors pour moi ça a toujours été associé à la construction. Aujourd’hui, tout le monde tombe en bas de sa chaise en apprenant toutes ces révélations. À voir tous ces viaducs de béton construits dans les années 60 qui nous tombent sur la tête, on peut facilement déduire que la corruption ne date pas d’hier. En plus de payer 35% plus cher au Québec pour nos infrastructures, on en paye de notre sécurité et de nos vies.
Mais le problème n’est pas seulement municipal. C’est aussi provincial. Charest ne veut surtout pas s’impliquer avec une commission d’enquête, parce qu’il sait très bien que tout ça va le rattraper et même le ministre de la justice au fédéral ne touchera pas au problème. Il dit qu’il a confiance aux Québécois pour se sortir du trouble… Aurait-il aussi des squelettes dans son placard?
Merde! Mais vit-on dans une république de bananes…
On peut se consoler ici voyant qu’il y a pire que le Canada : http://www.transparency.org/policy_research/surveys_indices/cpi/2008
Je me demande, est-ce si différent dans les autres métropoles nord-américaines. Est-ce différent à Vancouver, Calgary, New-York, Chicago ou Toronto?
Je ne pourrai jamais croire ou je vais devoir recevoir de très très bon arguments pour me prouver que c’est juste ici.
Pourquoi ce ne serait pas le contraire; Peut-être sommes nous mieux que les autres puisqu’ici on s’en ai rendu compte et qu’en ce moment quelque chose se passe pour arrêter le fléau.
Je suis tout à fait d’accord avec toi. Ne me faites pas croire qu’à New York et à Chicago c’est plus propre qu’ici. Il y a, à mon avis, une histoire de pègre bien plus importante dans ces villes qu’à Montréal. Mais je ne voudrais pas avoir à comparer Chicago à Montréal. Je veux que Montréal propre, pas moins pire qu’ailleurs.
Et merci pour l’échange de lien, c’est bien pour deux blogues qui commences de s’entraider. On est pas tous des Benoît Labonté après tout